La lumière naturelle trop négligée ?

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Les adhérents du GIF Lumière se mobilisent pour une réglementation chiffrée de l’éclairage des bâtiments professionnels. Ils souhaitent solliciter les parlementaires et acteurs publics dans les prochains mois. Deux articles R4213-2 et R4223-3 du code du travail évoquent brièvement le sujet : « les bâtiments doivent être conçus et disposés de manière que la lumière naturelle puisse être utilisée pour l’éclairage des locaux de travail », « ces locaux disposent autant que possible d’une lumière naturelle suffisante ». Le GIF Lumière regrette l’absence de seuil chiffré qui n’est seulement préconisé par l’Institut National de Recherche et de Sécurité, un niveau minimum d’éclairage naturel dans la journée entre 300 à 400 Lux.

Outre le besoin d’éclairage, c’est l’éclairage naturel qui est souligné dans cette demande. Cette lumière influe dans notre organisme, réduction de la concentration dans le sang de la mélatonine, hormone augmentant la sensation de fatigue et à la baisse de la vigilance, et augmentation de la production de cortisol, qui influe positivement sur l’éveil et l’humeur.

Bernard Lepage, coordinateur du GIF Lumière : « L’éclairement naturel par voie zénithale du lieu de travail est un enjeu sanitaire et environnemental majeur que les décideurs doivent prendre en compte.  Notre association fonde sa démarche sur un constat simple : l’utilisation de la lumière naturelle est trop souvent négligée en France. Pour de nombreux types de locaux, il existe pourtant des solutions simples et adaptées, telles que les lanterneaux, qui offrent une pénétration diffuse et une distribution homogène de la lumière naturelle dans un bâtiment. »

 « Ses effets (la lumière naturelle) se font ressentir sur notre horloge interne, sur le sommeil, sur notre humeur, nos performances cognitives… Tandis que la lumière artificielle ne joue que sur la vision, la lumière naturelle répond à des besoins biologiques récemment découverts et reste la plus adaptée au bon fonctionnement du corps humain. » explique Claude Gronfier, docteur en Neuroscience, spécialiste des rythmes biologiques, chercheur au sein du Département de Chronobiologie de l’Unité Inserm 846 à Bron.