Quels sont les facteurs programmatiques à prendre en compte pour choisir un enduit sur isolant ?

Avant de s’intéresser aux différentes réglementations, il est important de définir le projet et l’usage du futur bâtiment. On ne mettra pas le même enduit pour un groupe scolaire qu’un ensemble de logements sociaux en zone sensible. Dans ce guide, nous allons voir en détail tous les paramètres à considérer. Si vous avez des remarques ou des questions, n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact.

Neuf ou existant ?

Si votre projet est une construction neuve alors la technique de pose sera obligatoirement la pose collée. Ensuite, s’il s’agit d’une rénovation, la pose collée est à privilégier, cependant le support doit être propre. Si le bâtiment possède déjà un ITE et que vous souhaitez en ajouter un tout en gardant l’existant, il faudra se tourner vers une fixation mécanique sur rails de préférence, la pose calée-chevillée peut être envisagée.

Les chocs et les dégradations

Un RDC d’un bâtiment d’enseignement sera plus sollicité que les étages d’un bâtiment résidentiel. C’est pour cela que les systèmes d’isolation thermique par l’extérieur sont classés suivant 3 classes.

De manière générale, on parle de deux types de chocs :

  • Les chocs accidentels de la vie courante : Ballons, animaux… Pour ceux là, l’ITE doit avoir une résistance aux chocs de 3 à 10 joules. Exemples :  La plupart des ITE couvrent ce type de besoins.
  • Les chocs durs de haute énergie : Dégradations volontaires, balle de tennis à 150 km/h… Ces chocs demandent des ITE avec des résistances de 30 à 50 joules. Le nombre de système d’ITE commercialisé répondant à ces contraintes est bien plus réduit.

A noter : Il est important d’aller au-delà de ces critères très généralistes. La résistance aux chocs au sein d’une même classe peut être très variable, si vous avez un projet ou la question des chocs est primordiale (une école, un RDC de rue sensible…) Il sera préférable de monter en gamme sur ce critère, il existe des systèmes d’ITE spécialisés dans la résistance aux chocs.

Le vent

L’isolation thermique par l’extérieur ne pose pas de problème particulier face à la pression du vent, en revanche, nous devons nous intéresser à la dépression, c’est à dire au risque d’arrachement de l’isolant. Comme vous pouvez le voir sur le tableau ci-dessous, vous devez être vigilant lorsque votre ITE est calé-chevillé ou fixé mécaniquement.

 

Encore une fois, la pose collée est la solution qui répond à tout type de sollicitation au vent. En revanche, la pose calée-chevillée à une résistance faible au vent. La fixation mécanique sur rail est quant à elle assez bonne mais reste moins performante que la pose collée.

À présent, nous allons voir comment calculer la dépression maximale de notre façade. Tout d’abord, il nous faut déterminer la localisation de notre projet. Pour cela, nous devons nous reporter à la carte des vents.

carte des vents (source Myral)

Cette carte correspond au zonage de la pression du vent. Bien sûr, ce critère est encore trop vague, il faut donc préciser la localisation en fonction de l’environnement réel du site. On distingue ainsi trois catégories :

 

Maintenant, nous pouvons entrer dans le concret. Voici un abaque des sollicitations aux vents en Pascal selon la localisation de votre projet :

 

Si vous êtes en pose calée-chevillée sur un site normal, voici les règles :

 

Cette classification de la sollicitation au vent permet de déterminer le nombre minimale de fixation par mètre carré. Voici la règle :

 

La pluie

Le risque d’infiltration d’eau dans un système d’ITE peut-être très néfaste à de nombreux points de vue. Les deux réglementations en vigueur sont le CPT 3035 v2 et le cahier du CSTB 1833 concernant l’exposition à la pluie des façades.

La première question que vous devez vous poser, c’est où se situe le projet ? Quatre types de situation sont normalisées :

 

Une fois déterminée, le deuxième point à prendre en considération est la hauteur de votre façade. Ainsi, en suivant le tableau ci-dessous, vous aurez la classification de votre façade pour les questions liées à la pluie.

L’exposition au soleil

Plus une finition est foncée, plus elle absorbe la chaleur, par conséquent, le choix d’une finition foncée peut engendrer des détériorations au niveau de la façade. C’est ce qui explique en partie que les finitions les plus foncées sont souvent plus chère.

Vous devrez veiller pour cette question à prévoir un joint de dilatation si vous utilisez deux finitions différentes qui ont un écart de coefficient d’absorption de plus de 0,2. Le coefficient d’absorption ne pourra pas excéder 0,7, en montagne, au-dessus de 1 300 mètres d’altitude, ce chiffre descend à 0,5.

Le froid et la neige

En règle générale, on ne peut pas poser d’isolation thermique par l’extérieur lorsque la température est inférieure à 5°C, donc si vous travailler sur un projet en montagne, il faudra être attentif aux préconisations des fabricants. Il faudra également veiller à préserver le système isolant tout au long du chantier de l’humidité.

Rassurez-vous, certains enduits ont été spécialement conçu pour les basses températures.

L’exposition aux salissures

Les finitions en relief sont plus sensibles aux salissures, il faut également prendre en compte les critères usuels propres aux pathologies des façades (exposition, mauvaise conception des points singuliers…).

L’environnement et le recyclage

Des entreprises proposent désormais des processus de recyclage de leurs matériaux. Vous trouverez la liste de ces entreprises dans ce guide :

 

Maintenant, vous êtes prêt à passer la seconde étape consacré aux réglementations dont la fameuse RT2012.

INFO COMPLÉMENTAIRES

Compléments d'informations :

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